Ti-Tom, Yet Another Running Guy

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vendredi 25 septembre 2015

Test du sac à dos Karkoa 25

Bon, disclaimer :  je ne suis pas un grand fan des tests de produits, en général. 
Que je vous explique : Quand j'ai besoin d'un produit spécifique, je me renseigne pendant environ 8 mois. Je n'achète que quand je suis quasiment sur de moi. Je ne change que très peu de marque, j'utilise les T-shirts accumulés lors des courses, et mes seuls investissements réguliers sont sur les chaussures, pour lesquelles je suis d'un conservatisme presque absolu. Du coup, j'estime avoir peu à apporter par des tests, et d'ailleurs je ne sais pas par quel bout les attraper. pour moi, un produit doit se faire "oublier" au profit de sa fonction. 
Néanmoins, à toute règle son exception, je peux parfois me laisser convaincre de tester des trucs. Ce dont je. 


Je suis un utilisateur satisfait et heureux du sac à dos Karkoa 40. J'ai été, chose très rare, un early adopter, car je cherchais depuis longtemps un sac capable de m'accompagner sur une journée de travail, avec un séance de sport le midi. Mon équation est très simple : Je trimbale pour le boulot un petit laptop, un cahier et quelque stylos. Je pense en cela être dans la norme. 
J'ai la chance d'avoir des équipements pour faire du sport, à savoir, principalement, une douche, ce qui m'évite de me faire détester par mes collègues au retour d'une séance de piste (OK, la serviette qui sèche dans le bureau, c'est pas cool, mais toujours moins pire que le mec qui se douchera demain). Il me faut donc transporter presque au quotidien : Quelques affaires professionnelles, un peu d'eau, une paire de running (qui puent magnifiques), un short, un t-shirt, des chaussettes (propres, le matin, moins le soir), un serviette (mmm, l'odeur de la serviette mouillée quand tu prends ton carnet en réunion), du gel douche (la classe, quand ça coule sur ton cahier), un déo (je me demande encore pourquoi, je sens la rose après une séance, selon mes proches). Plus le bordel habituel  : Clés, porte-feuille, papiers, navigo, barrette à cheveux de mes filles, compote à moitié finie, caillou-trop-beau-blanc-gris-qui-brille-pour-ma-collection, etc. 

Avant, j'utilisais donc un sac de sport + une sacoche de boulot. Çà rendait le service, mais j'étais chargé comme un bourricot dans le RER. puis impossible de se déplacer en vélo ainsi. Puis les chaussures humides sur les affaires propres, bof. Puis stocker sa chemise pour la réunion-trop-méga-importante-de-juste-apres-le-sport au milieu, au choix, du gel douche mal refermé ou bien des dossiers-top-importants, c'était pas top. J'ai donc acheté, dès sa sortie ou presque, le sac sus-cité. Et je l'utilise depuis près d'un an avec un grand plaisir. Mais. Il est vraiment trop gros. Pour une journée de boulot, tu as l'impression de partir en rando dans l’Himalaya.
Donc, quand Karkoa a annoncé son modèle 25 et fait savoir qu'ils cherchaient des testeurs, j'ai candidaté. Et depuis le 15 juillet, j'ai donc eu le plaisir d'emmener mon Karkoa 25 : En corse en vacances, à Toulon, à la montagne, 2 mois au boulot sur une prépa Paris-Versailles, en vélo, dans inénarrable RER C. Et la mon test va être très simple : Il est presque parfait. 


Contenance : Je peux y caler mes affaires de boulot, de sport, une petite bouteille, et tout mon bazar. les chaussures, bien à l'écart dans leur compartiment dédié, et bien qu'en 43 fillette, y rentrent parfaitement. Le midi, je peux sereinement y caler ma chemise propre et mes chaussures de villes durant l'effort. En réunion, je n'ai pas honte de l'ouvrir pour prendre mon cahier, les affaires de sport étant bien cloisonnées dans leur sac dédié, le cahier retenu par le petit filet immédiatement accessible. Petit bémol, j'aurais apprécié un compartiment séparé, comme sur le 40, pour les pochettes ou le laptop. Mais ce serait au prix de l’encombrement. Le compromis est idéal.

Qualité : Génial. Les fermetures ne bronchent pas, même en légère surcharge. Le sac, bien qu'avec un indéniable côté sport, fait très pro, bien fini. Les pochettes sont super pratiques, dont une étanche pour les gels douche, déo, parfum, EPO, etc.
Taille : Idéale, le sac se porte sur le dos et se fait oublier, dans les transports comme à vélo. 

Confort : Bien qu'évacuant correctement la transpiration, et disposant de bretelles confortables, ce n'est cependant pas un sac de rando. Je l'ai porté sur des marches d'une journée sans trop de soucis, mais dès qu'il est chargé il se fait sentir. On a donc affaire à un sac plutôt urbain et à utiliser de manière pas trop prolongée. Ce qui répond parfaitement à son cahier des charges. 
En synthèse : Un sac très agréable à utiliser, qui réconcilie avec le sport en journée. Un vrai achat à conseiller. Si le karkoa 40 est à réserver aux utilisateurs intensifs qui ne craignent pas d'afficher qu'ils font du psort, le modèle 25 litres est beaucoup plus discret et utilisable au quotidien, même si on ne fait pas de sport ;-)
Quelques photos perso pour une idée de l'utilisation :


samedi 5 avril 2014

En route pour Paris ! Semaine 6

Semaine 6, dans une préparation en 6 semaines... On sait comment ça finit :-)
C'est donc la semaine à faire du jus, celle qui va permettre de tirer le plein bénéfice de la préparation intense.

Lundi : 50 minutes d'endurance avec 5x2 minutes à allure soutenue (14.5 km/h). Une sorte d'assimilation, qui ne fait pas forcer et permet de faire tourner les jambes. 50 minutes, 9.7 km.

Mardi : Repos

Mercredi : Un soupçon d'intensité en plus, avec 3x1000 à AS21 (14.5 km/h). AMusant de croiser tous ces runners concentrés, on sent vraiment qu'on approche du but. Regards entendus, petit geste en passant : On montre qu'on en est. Avec en bonis track le T-Shirt Finisher 2013, croisé pas moins de 7 fois... 57', 11.05 km

Jeudi : Repos

Vendredi : Une sortie de répétition était prévue seulement voila, j'ai chopé une légère crève. Je préfère donc me reposer et soigner au Doliprane. Pourvu que ça passe vite. Repos donc.

Samedi : Repos

Dimanche : ...
Bilan : 3 sorties de prévues, seulement 2 réalisées au final. La chute est brutale, j'ai des fourmis dans les jambes et les sinus bouchés. J'alterne entre envie d'en découdre, motivation extreme et angoisse. As usual quoi. Bonne course à tous. 

samedi 29 mars 2014

En route pour Paris ! Semaine 5

Bon, on avait pas dit que c'était le début de la récup là ? Visiblement j'ai confondu... Car cette semaine 5 ne sera pas vraiment de tout repos. 
En route !

Lundi : 50 minutes d'endurance fondamentale. Encore une chouette ballade sur ce qui est devenu mon terrain de jeu favori, les berges de Seine et les Tuileries. Bonne récupération, en restant bien lent. 50 minutes, 9.2 km.

Mardi : Attention grosse séance : Après un échauffement de 30 minutes, 20x400m (avec un temps de récupération très raisonnable de 1'45). les premiers passent autour de 1'40, pour finir à 1'25 sur les dernières séries. Une belle séance qui travaille le mental tout autant que le physique, et que je finis très satisfait : Pas de baisse de régime au changement de filière, c'est positif. 1h48, 23.23 km.



Mercredi : Une heure d'endurance pour la récupération. Pas grand chose à signaler. 1h, 11.01 km.

Jeudi :  Repos

Vendredi : Dernière "grosse" séance, avec de l'allure au menu : 2x30'. Je décide de prendre une partie du parcours du marathon, mauvais vhoix car c'est rempli de touristes, ce qui empêche d'avoir une allure stable sur la Première série. La deuxième se passe beaucoup mieux et valide définitivement l'allure cible : ce sera 4'25, voire très légérement moins en première moitié de course. Objectif 3h10 consolidé. 1h39, 21.23 km.

Samedi : 1H30 d'endurance pour finir le boulot. Promenade tranquille dans le bois de Boulogne, en restant très très prudent sur l'allure (moins de 5'25 au kilomètre) pour ne pas engendrer de fatigue inutile.  1h30, 16.43 km.

Bilan : Le boulot est fait. Avec déjà 400 kilomètres au compteur, sur 24 sorties, en 5 semaines. Une préparation très courte, on l'a dit, très intense. On est sur un équilibre permanent entre l'accumulation de kilomètres, l'intensité et les phases de récupération. Cette semaine 5 aura permis de consolider tout ça, de maintenir un volume intéressant (80 kilomètres) tout en diminuant l'intensité pour commencer à faire du jus.  



Il reste à gérer la dernière semaine, avec au menu beaucoup de récupération, du sommeil, une nutrition sans surprise. Et dimanche..... une nouvelle aventure.  

samedi 22 mars 2014

En route pour Paris ! Semaine 4

Attention, dégagez la route, la semaine 4 s'annonce comme la plus chargée du plan "Express". Au programme, de l'allure, le fameux Yasso de mi-plan, de l'endurance et une belle sortie longue.
En route !

Lundi : On commence la semaine par une heure d'endurance active, accélération progressive jusqu'à 0.83 FCM. Une très chouette ballade dans Paris qui est devenue mon terrain de jeu favori, les berges de Seine, les Tuileries, le champ de mars. Sous un beau soleil, on a connu pire. 58 minutes, 12.4 km

Mardi : Retour du boulot sac au dos, puis un 3x3000 sur piste au delà de l'AS10 (12'50", 12'20" puis 12'25"). Le cardio reste sage, le temps s'est un peu rafraichi et ce n'est pas plus mal. Prêt pour la grosse séance du jeudi. 1h25, 14.45 km.

Mercredi : Repos

Jeudi : Et voila le fameux YASSO. Ceux qui me lisent depuis un certain temps connaissent cette séance, pour les autres, Mr Bart Yasso himself a bien voulu nous ré-expliquer sur twitter le principe, à la demande de @VotreMarathon  : 

Il est vraiment très agréable de pouvoir aborder ce type de personnes, qui répondent avec simplicité et ont beaucoup apporté aux coureurs. un grand merci à lui. Au passage, il a trouvé plutôt amusant de voir son nom associé par Philippe à de la sorcellerie, et proposé de jeter un sort portant son nom ;-)
Donc en ce qui me concerne, 10x800 en 3'10-3'12-3'08-3'08-3'07-3'05-3'04-3'05'-3'07-3'06. Sous une jolie chaleur printanière, je suis plutôt content de ces temps, qui me permettent de viser un sub 3h10  avec un peu de marge. Ca donne une séance de 1h40 pour 20.4 km

Vendredi : Une séance de récupération en EF, encore un très beau tour dans Paris et les jambes vont bien. 1h15 pour 14.14 km.

Samedi : A ce stade, j'ai déjà couru près de 65 kilomètres dans la semaine. Mais on ne va pas en rester là puisqu'il reste la sortie longue, 2h20 avec 2x30' à allure marathon. Je décide d'aller emprunter le parcours du marathon pour me mettre dans l'ambiance, et ça donne un très chouette parcours : Palais de l'Elysée, Concorde, Tuileries, Hotel de Ville, Bastille, Nation, Lac de Saint-Mandé, retour par l'avenue Dausmenil, re-Bastille, ile Saint-Louis puis île de la Cité, quais de Seine, champs Elysées.. Le tout avec une température idéale et un petit crachin sur la fin. Si on pouvait avoir ce temps dans 15 jours je signe :-)


Sortie très satisfaisante pour moi, avec deux portions d'allures plutôt stables, et avec le cardio restant maîtrisé. Tout ça est donc de bon augure, reste à assimiler tout ça dans les deux dernières semaines. 2h20, 29.23 km.
Dimanche : Repos. 

Bilan : Une très grosse semaine de boulot, avec pas loin de 95 kilomètres cumulés. Pas de fatigue excessive, néanmoins je sens que je suis vraiment sur la limite. C'est le revers de cette préparation aussi resserrée avec peu de plages de récupération. Il faudra vraiment réussir à récupérer dans les deux semaines à venir pour arriver prêt le 6 avril. 

jeudi 20 mars 2014

En route pour Paris ! Semaine 3

Semaine 3, "petite semaine" axée sur des sorties qualitatives.
Semaine "Charnière", où les choses devraient tomber en place, avec le 5000 à AS42 le mercredi et une belle sortie longue le dimanche.

Lundi : après les 3 sorties consécutives en fin de semaine 2, on attaque par 1h d'endurance active qui se finit par 20 minutes autour de l'AS42. Ca se passe plutôt pas mal, mais je sens que le jour du repos à venir ne sera pas superflu. 1h, 12.25 km.

Mardi : Repos

Mercredi : Le fameux 5000 à allure marathon, que l'on trouve dans beaucoup de plans. Eric m'a proposé de le faire en accélération progressive et au cardio : 1000m à 81/82% FCM, 2000m à 83%, 2000m à 85%. Tout allait bien jusqu'au 3000, mais ma ceinture cardio a déliré à partir de là, je me suis complètement déconcentré et je suis monté dans le rouge au lieu de gérer l'allure. Super frustrant pour une séance censée rassurer et figer l'allure marathon, à cardio maitrisé. 1h04, 13.23 km.

Vendredi : Retour du boulot en courant avec un gros sac, puis 10x600 sur la piste voisine, et retour maison. Le niveau de pollution important, la chaleur, en font une séance particulièrement pénible mais qui se passe plutôt bien. Quelques tours dans le rouge mais sans plus, à des allures raisonnables. Par contre le retour au calme n'est pas serein, avec peine à descendre le cardio. 1h18, 15.44 km.

Samedi : Repos

Dimanche : Chouette sortie longue dans Paris, avec au programme 3x20' à AS42 (cible 4'25 au kilo à ce stade). Excellentes sensations, cardio maitrisé dans les phases d'allure. La séance qui fait du bien à la fin de cette semaine houleuse. 2h15, 27.5 km


Bilan : Semaine normalement dédiée à emmagasiner la confiance, figer l'allure; je reste avec des interrogations. Si la sortie longue de dimanche m'a quelque peu rassuré, je ne suis toujours pas certain de maitriser l'allure cible de 4'25 pour un objectif 3h10. Je paye certainement l'enchainement depuis 1 an, et j'ai du mal à me libérer comme ça avait été le cas lors de la préparation de Nice-Cannes. Pas de blessure, pas de douleur, pas de fatigue excessive, mais une récupérations non optimale et un cardio qui fait le yoyo. J'espère quelques réponses avec le Yasso de la semaine prochaine...

mercredi 12 mars 2014

En route pour Paris ! Semaine 2

La deuxième semaine est là, pas le temps de se reposer ! 

Mardi : Retour sur la piste au stade Lenglen, avec un 3000m à l'allure marathon (cible actuelle : 4'25) puis 2000m 1 km/h plus vite (4'08). Il fait beau, la piste est bondée, mais ça se passe plutôt bien. 1h08 pour 13.5 km

Mercredi : Je profite du soleil par une chouette balade dans Paris, les quais de Seine, la "douche sonore" (alors ça c'est rigolo), les mômes qui jouent (ha c'est encore des vacances quelque part), Tuileries, Invalides, Champ de Mars, Tour Eiffel. Le parfait touriste. Sensations excellentes. 13.5 km en 1h15.

Jeudi : Repos

Vendredi : Un séance de fractionnés courts, mes préférés. Retour au Langlen. Je fais la connerie de porter mon tshirt "Finisher 2013", on est 14 à avoir le même sur la piste. Note à moi-même : On ne met pas ça en période de prépa ! Sinon, les 200m se passent bien, vite, très vite même avec les dernières répétitions à près de 21 km/h. Et une courbe de cardio comme je les adore. 1h09 pour 13.4 km (le chiffre de la semaine !)

 


Samedi : 1h d'endurance, l'occasion pour moi de retrouver le bois de Boulogne au petit matin, toujours une aventure ! RAS. 1h03 pour 12.2 km.

Dimanche : La sortie presque longue, 1h45 avec deux portions de 20 minutes à allure marathon. Cette sortie me fait un bien fou au moral car je retrouve enfin des sensations à cette allure, je commence à mémoriser la vitesse et je suis rassuré sur ma capacité à la tenir. 1h45, pour un bon semi-marathon

Bilan : Une semaine toujours chargée, avec notamment cet enchainement en fin de semaine (il y a une séance prévue lundi matin également) qui pèse un peu, mais le plaisir et la confiance reviennent. La semaine prochaine sera déjà charnière avec détermination de l'objectif sur le 5000 de milieu de semaine.
En plus il faut reconnaitre qu'on a été gâtés par la météo. Je me souviens parfaitement des sorties longues de la préparation 2013, difficile de croire que c'est la même saison. Un chiffre amusant (piqué sur twitter) : Mars 2013 : -1.6°C, plus froide température mesurée depuis 1872. Mars 2014 : 21.6°C, plus haute température mesurée depuis 1880. Espérons que le 6 avril les températures resteront modérées !

lundi 3 mars 2014

En route pour Paris ! Semaine 1

Pfiouuuuu j'aurais eu du mal à m'y mettre cette fois. L'hiver a été trop rude. J'ai donc tardé tardé tardé à démarrer cette préparation pour le marathon de Paris.

En plus j'étais au ski la semaine "0", pas idéal pour débuter une prépa. Il y a bien eu un run très fun dans la neige, et puis cette rando à skis, sublime. 800m de dénivelé positif en 3 heures et quelques, dans un paysage sublime. Et une demi heure de descente dans la neige vierge, un moment vraiment extra. Dis, ça vaut bien une SL, non ? :-)




Retour à la réalité la semaine suivante, direction Toulon avec les momettes pendant qu'Elo partait bosser. Grace à mes beaux-parents, j'ai pu rentrer dans ma prépa avec 4 sorties en 5 jours :-)
Le coach avait dit "On charge un peu semaine 1", il avait pas menti ! 

Lundi
: Aux aurores (oui, bon, même avant, j'avais déposé Elo à la gare à 5h), reprise par une sortie "presque" longue avec des portions d'allure cible. Comme à chaque début de préparation, la sentence est la même : "Mais bordel je pourrais jamais courir un marathon à cette allure !" Cardio dans le rouge, heureusment le lever du jour sur le bord de mer vaut tous les efforts possibles :-) 20.7 km en 1h50.

Mardi : Repos.

Mercredi : Ouille ouille ouille, sur le superbe stade de la Marine Nationale, je comprends ma douleur. Une séance de piste comme on les aime (pas), 4x1500 de 15 à 16 km/h. Ca pique très fort et c'est ça qu'est bon. 15 km en 1h15.

Jeudi : Sortie récup dans mes collines, de toute façon ma ceinture cardio m'a lâché, on va dire en EF à peu près malgré le dénivelé. Mais quel plaisir de courir dans la garrigue :-) 8.7 km en 50 minutes, 300 D+

Vendredi : Re-coucou la piste, pour une séance que j'aime bien, les 300m. Sauf que la y'en a 15 et que les récups sont... Courtes ! 30" demandées par le coach, arrondies à 40 souvent pour faire 100m. Ca allait bien jusqu'à la 9ème. Après, on va dire qu'on commence à se forger un mental... et tester la FCMax. Ca palpite toujours très haut pour moi. Petit bonheur au debrief, avec les derniers 300 en moins d'une minute à près de 19km/h (moins que la vitesse marathon d'un Kenyan. Oups.) 12.7 km pour 1h03. 

Dimanche : Quelques heures de voiture plus tard, nous voici de retour à Paris. Dimanche, c'est le semi dans la capitale, sans moi. Je me fais ma sortie longue avant le départ pour aller passer sur le parcours, au programme le parc Monceau, Concorde, les Tuileries, le Louvre,  Place des Vosges, Bastille, passage sur le parcours du semi, traversée des 2 îles, quais de Seine rive gauche, retour par le bois de Boulogne. Je suis rentré à temps pour voir les messages des TwitPotes qui s'éclatent au départ du semi et prendre le petit déj en famille, un rituel qui va durer encore 4 semaines. Les portions d'allure marathon se passent bien, la cible de 4'25 au kilomètre se précise. 27.2 km en 2h20, ça réveille !
Bilan : Grosse semaine comme prévu, je n'ai clairement plus la forme de septembre, mais je suis bien rentré dans cette préparation. 

RDV en semaine 2 ! 

lundi 3 février 2014

2014, ça part de là.

Voila, je voulais vous souhaiter à tous une excellente année 2014. Pleine de petits et grands bonheurs, de joie, de sourires et de fêtes. Pleine de succès aussi, si possible, en course à pieds comme ailleurs. 
Alors comme je suis un type organisé et toujours à l'heure, je n'ai pas attendu la dernière limite pour vous souhaiter tout ça. Pas le genre de la maison d'envoyer ses vœux le 31 janvier, à l'arrache, cachet de la poste faisant foi. Non, ici, on assume, on fait ça le 3 février. Après la chandeleur. Voila.

2014 ne pouvait pas mieux commencer pour moi. A la recherche du chrono perdu, de la mythique barre des 40' au 10 kilomètres, je ne voulais pas m'encombrer l’esprit avec ça cette année. 
J'ai donc demandé à mon ami Eric de @votremarathon de me concocter de quoi gagner la minute qui me manque, le tout en 4 semaines s'il vous plait. Objectif clair : Tomber la barre à Vincennes et passer à la prépa marathon pour Paris.
Moi qui n'aime pas particulièrement travailler la vitesse, je n'ai pas été déçu du voyage. No pain, no gain. 



4 semaine de boulot intensif donc, pour une reprise de l'année en pleine forme. Bon certaines séances ont eu lieu dans des conditions pas faciles, car en cette période il faut bien célébrer la nouvelle année ! (comme cette S3E2, perpétrée suite à un maxi combo Welsh/Tripel Karmeliet, typiquement Lillois et particulièrement diététique, hein, @daddythebeat  ? )


Bon, finalement, à part cette séance peu optimale et une autre que j'ai laissé tombée, j'ai été plutôt assidu. 
Et on peut dire que ça a payé puisque dimanche à Vincennes j'ai non seulement tordu mon précédent RP, passé la barre des 40', mais en plus j'ai pris une belle marge en finissant en 39'22" et avec de super sensations ! 



Je peux désormais me tourner sereinement vers le prochain objectif, qui n'est autre que le Marathon de Paris le 6 Avril. Je déterminerais mon chrono cible à l'issue d'un test de Cooper cette semaine.  
Si tout va bien, et avec mon assiduité légendaire, je ferais un bref CR de ces foulées de Vincennes dans la semaine, avant de partager avec vous ces 8 semaines de préparation au Marathon. 
Excellente année à tous, et puisque c'est aussi le nouvel an Chinois, bonne année du cheval. Des pur-sangs arabes de préférence, rapides et racés, à la conquête des chronos les plus fous. 

jeudi 16 janvier 2014

Corrida d'Issy les Moulineaux, la relève.

Quoi ? Un CR de course un mois après ? T'es pas pressé, Tom ? 
Ben ouais. Y'a eu les fêtes, y'a eu le boulot, y'a eu la flemme. Mais me revoilà avec un très bref CR de cette Corrida d'Issy. 
La corrida, c'est une course nerveuse dans les rues de la ville. Celle d'Issy est célèbre quant à elle pour sa concentration de Pères-Noëls et sa bonne humeur.

Elle offre également des courses familiales, avec un grand carnaval des enfants et des courses chronométrées. Ce fut donc l'occasion pour mes deux grandes de courir pour la première fois, avec puces, dossards et tout le tralala.

Et qui c'est qui était fier comme un bar-tabac ? oui, oui, c'est moi, papa gâteau !


Aux aurores, nous voila donc rassemblés au départ de la course n°3, en grande tenue de course, et avec poussette s'il vous plait :-)

Une très belle course au final et la fierté des médailles à l'arrivée (pas comme les grands ;-) ), j'espère que le virus leur a été inculqué !




Place aux grands maintenant :-) 
Après une pré-course extrêmement sympa - notamment grâce à la belle bande de twittos rassemblés pour l'occasion, et à TomTom France qui nous a invités à faire partie de la fameuse #TomTomTeam - nous voila au départ de cette course mythique. Nouveauté cette année, l'organisation a décidé de supprimer la terrible côte du parcours, le rendant très roulant. Du coup, je me dis que sur un malentendu, je peux passer cette barre des 40' après un échec cuisant au mois de Juin.
Malheureusement, je suis très mal placé au départ sans sas et je dois passer le premier kilomètre à slalomer, relancer, pour perdre 30 secondes sur l'objectif au final. 
30 secondes que malheureusement, je ne serais pas capable d'aller chercher sur la course. Temps final 40'37, toujours à butter sur cette barre des 40. Mais en 2014, promis, je la tape, et ce dès le mois de février à Vincennes :-)

Ce 15 décembre, à Issy, l'essentiel était ailleurs. La relève est assurée !

jeudi 19 décembre 2013

Quelques tours et puis s'en vont, la #LigueGRO à Clichy

Dans le grand bordel des trucs à finir avant la fin de l'année, j'avais coché de mettre à jour le blog avec les dernières courses, préparer un traditionnel bilan 2013, un plan d’objectif 2014 et peut-être un billet d'humeur.
Je commence donc à combler mon retard par un billet amusant : 

Comment je suis devenu recordman du monde

Le 6 décembre est une date très importante pour moi : 
C'est la date où, en 2006, je suis devenu papa pour la première fois. Ça m'a tellement plu que j'ai recommencé. Deux fois. 
C'est la Saint-Nicolas, patron des enfants, symbole du début des fêtes.
C'est la date de la première rencontre officielle de la #LigueGRO. Et où je suis devenu recordman du monde. si, si.

La ligue des gros ? Kezako ?

Pas des gros, GRO. Gentils, Runners, Ordinaires. Un concept né de l'imagination fertile de notre capitaine, @pasaprespas.
Un rassemblement, informel, de coureurs qui ne veulent pas se prendre la tête. Qui veulent courir pour de bonnes causes parfois. Et qui disposent pour ça de super pouvoirs redoutables. Ou pas. 
Vous pouvez en savoir plus sur cette ligue et ses membres en allant sur le site officiel.

OK, mais ce record du monde alors ?

Hé bien pour sa première sortie officelle, la ligue ne pouvait pas faire moins que taper très fort. Une course de 24H. Ouais. Ca tombait bien, au profit du téléthon, se créait une idée de dingue : Battre le record du monde de kilomètres courus dans un parc. Un record établi à 6000 kilomètres environ. A 600m le tour de parc, il suffisait donc de faire 10000 tours. Quoi de plus simple ? He bien nou sl'avons fait, et je peux donc l'écrire ici : Je suis un recordman du monde. Et non seulement nous avons battu ce record, mais nous l'avons placé plutôt haut, avec plus de 10000 kilomètres cumulés. Et en toute modestie, la ligue en a fait quelques uns :-)

C'est dur de courir en rond ?

Pas vraiment, car nous avons pu profiter de ces tours pour faire connaisance aussi, et ça c'était vachement sympa. Le seul point noir de la soirée pour moi et que se tenait en même temps un autre événement de taille : La méga pyjama party d'anniversaire de ma grande !
Du coup ma course s'est faite en deux fois : 25 kilomètres vendredi après-midi, 22 de 23h à 1h du matin. Tranquille quoi. A vrai dire, je pense qu'il est plus reposant de courir en rond que d'encadrer 4 pré-ados qui ne veulent pas dormir. Mais on peut en discuter :-)


Un bilan ?

Hé bien c'était vraiment sympa. Revoir certains, en rencontrer d'autres. Courir en mode cool, marcher, discuter. Avoir le sentiment de faire un truc utile. Etre solidaires. et tourner tourner tourner :-)
A refaire donc !
Et allez lire les comptes-rendus des autres membres, chacun ayant vécu ça à sa manière : 
http://etmaboveari.canalblog.com/archives/2013/12/07/28607589.html

jeudi 5 décembre 2013

Test - Tee-shirt Damart Thermolactyl® Evolution

Et voila donc mon premier "test" de produit, comme les grands. Franchement, je n'aurais pas imaginé que ce serait un Damart :-) 
En guise de préambule, ce billet n'est pas sponsorisé, néanmoins j'ai gagné ce T-shirt par tirage au sort et ne l'ai donc pas acheté.

Je suis un coureur du genre frileux, j'ai tendance à empiler les couches de vêtements pour mes sorties hivernales. Je ne souffre pas particulièrement du froid, mais si je m’entraîne trop découvert, je ne me sens pas bien quand arrivent les beaux jours. Aussi, gagner ce T-Shirt au début de l'hiver était une sacrée aubaine. 

J'ai pu le tester sur 3 sorties, une fois "tout seul" et deux fois avec une simple veste en coton par dessus. Et première bonne nouvelle, malgré les basses températures de cette fin d'automne, je n'ai pas eu froid. Je dois donc dire que le contrat est rempli pour Damart, une seule couche est suffisante, même à 2-3 degrés, pour un confort thermique en course à pieds. Bien sur, il faudra se couvrir dès l'arrêt de l'effort !

Autre très bon côté, le Tshirt est très respirant, et évacue parfaitement la transpiration, même porté sous une veste. On passe donc toute sa course dans de bonnes conditions, même sur une séance intense et relativement longue.

Je pourrais donc presque faire de ce TShirt une élément de base de ma tenue hivernale. Sauf que. Il a des coutures plutôt épaisses, notamment, sous les bras, et qui créent pour moi un frottement assez désagréable, ce qui ne le rend à mes yeux pas utilisable dès que l'on dépasse l'heure de course. Evidemment, c'est un modèle qui n'est pas spécifiquement prévu pour la course à pieds, c'est donc assez logique. Un parcours rapide sur le site de Damart laisse d'ailleurs apercevoir des TShirts sans couture probablement plus confortables pour les longues sorties. Aussi, pour ma part, je réserverais ce TShirt aux basses températures et sorties courtes. 

Synthèse : 

Les +
  • Chaud !
  • Bonne évacuation de la transpiration
A améliorer : 
  • Coutures qui peuvent s'avérer gênantes lors des sorties longues.

mercredi 20 novembre 2013

Le Pari



Tout a commencé, comme souvent sur Twitter. Je ne sais qui a lancé un hashtag sympatique, #SiLaFranceSeQualifie. Ca a volé très haut pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'un runner s'empare du sujet. Un du genre qui n'a peur de rien.

Il n'en fallait pas plus pour que quelques énervés embrayent. Voila Luc, Eric, Emile, Clément embarqués dans l'aventure. Ca ne semble pas très risqué à vrai dire. Mais je préfère assurer, c'est que je suis en récup moi. 


J'interroge donc Frank, le type adorable qui fait le ménage dans mon bureau. Frank, il a joué 20 ans au rugby, et comme il dit lui même "J'étais petit, alors ils m'ont mis talonneur. Le problème, talonneur, c'est que tu peux pas te défendre avec les mains. Alors j'ai chargé". Mais Frank est aussi incollable en foot qu'en rugby.

- Dis-voir Frank, l'équipe de France elle av se qualifier pour le mondial ?
- Aucune chance. Equipe de bras cassés qui voudraient aller au Brésil juste pour se taper des put...
- Heu oui, Frank, attention, tu parles en public là. 
- Ouais, donc, eux, marquer 3 buts ? Et moi je passe une agrég de maths tu vois. Pas moyen. Pas un match à enjeu gagné depuis 3 ans. 

Fort de cette analyse de haut vol, j'y vais donc de mon commentaire : OK pour le semi à 5H du mat, haha, peur de rien, lol, mdr. 


Et voila comment je me suis retrouvé à regarder ce match de foot. A halluciner devant ces deux buts en première mi-temps. A préparer, résigné, mes affaires à la mi-temps, sous le regard atterré d'Elo. "non mais tu vas pas le faire ?" - "ben, heu, j'ai parié quoi. Une reprise en douceur".

La deuxième mi-temps, on sait tous ce qui se passa. Frank, si tu me lis, je ne te dis pas merci. 

Rancart filé à l'arrache à Eric, Luc pour une raison inexplicable bénéficie d'un passe-droit et partira plus tard. Dodo. 


Autant dire que le réveil a piqué. Fort.
Le départ dans les rues désertes est assez plaisant. Je me dirige vers le bois de Boulogne (quoi de mieux pour fêter le Brésil ?)


Finalement, j'ai retrouvé Eric avec déjà quelques kilomètres au compteur. On s'est fait un bon tour du bois en  faisant détaler des centaines de lapins mais sans croiser grand monde. C'est pas désagréable ce silence et ces repères modifiés. Premiers pas vers le trail ? En tout cas, j'ai apprécié l'éclairage offert par la NAO d'Eric car ma lampe était faiblarde. il va falloir que j'investisse si je veux vraiment courir en nocturne...
Et un bon moment passé à échanger, des courses bien sur, bâtir un plan de prépa marathon en 10', tirer des plans sur les comètes. Et aussi des échéances familiales qui approchent :-)
Vers 6h50, j'ai du rentrer car il y a du monde à préparer à la maison. Et au final il me manquera un petit kilomètre pour boucler un semi. C'est l'intention qui compte ;-)

Bon, c'était un pari assez stupide, je veux bien le reconnaitre. Mais avouez que ça aurait pu être pire : Les journalistes de canal avaient eux aussi pris des paris saugrenus : 



Tandis que la miss météo avait promis de la présenter à Poil.
Paris tenu avec une pirouette : 

Avant de remplir son contrat pour de bon : 


(Tous les screens de canal courtesy of @Saintmtex)

On a donc échappé au pire, sachant que certains risquent de passer d'encore plus mauvais moment grâce à la victoire de nos bleus : 


Une plutôt bonne affaire donc, pas la reprise idéale mais avec des compensations. Bravo les bleus. 
Quant à Daddy, il l'a fait et c'est à lire ici : http://daddythebeat.fr/le-pari-stupide/
C'était bien la moindre des choses.

#SiLaFranceGagneLaCoupeDumonde je....

jeudi 14 novembre 2013

Contre vents et montées. Histoire d'un marathon.

Et voila. 2 mois de préparation, à balancer entre allégresse et doutes, focalisé sur mon plan. D'ailleurs, des impressions papier de ce plan trainent partout, au grand dam de ma femme et de mes collègues de bureau : Affiché au mur, sur le bar, sur le bureau...
Les veilles de préparation, je recalcule les allures, les durées, les distances. Les conversions minute/kilomètre, kilomètre/heure, secondes au 100m, temps au 400m n'ont plus aucun secret pour moi. J'ai une table de conversion dans la tête.
Surtout, j'ai mémorisé cette allure, ma cible, mon graal. 4'37 au kilomètre. 13km/h. 3h14'47" au marathon. Je l'ai courue les week-ends, le midi, sur la piste et dans les bois, en montée, en descente, sous la pluie et au soleil. Il ne reste qu'à la tenir sur le parcours officiel.
Et quel parcours !
Parcours

Nice -> Cannes. La Prom' -> le Carlton. Un parcours aux allures de guide touristique : Nice, Saint-Laurent du var, Cagnes sur mer, Villeneuve-Loubet, Marina Baie des anges, Antibes, Juan les pins, Vallauris, Golfe-Juan, Cannes. Ca sent le soleil, la crème solaire, la résine de pin.Tu imagines les yachts, les plages, les petits ports et les glaces à 6€. Côte d'Azur baybee.
Je ne me souviendrais que lignes droites, montée de la Garoupe, saloperie de Mistral. Et mon chrono. C'est parti pour le récit de cette journée.

Avant-Course

On s'est couché un peu tard, on a mangé plus gras que de raison. Il faut néanmoins se lever dès 5h30. Ces marathons de province, ça se court tôt. Ce n'est que mon deuxième marathon, mais j'ai déjà un petit rituel : Gatosport et café 2h avant le départ. La tenue est prête de la veille bien sur. Tenue enfilée, ceinture attachée, c'est partie pour Nice. Le stationnement est plutôt facile à ces heures matinales. De plus j'ai la chance d'avoir avec moi ma femme Elodie. Du coup pas de passage aux consignes, on se rend directement vers la ligne de départ. Certains s'échauffent déjà, il n'est pourtant que 7H. il faut croire que 42 kilomètres ne leur suffisent pas.
Près de mon sas, j'ai la chance de retrouver Luc, accompagné de Stephanie et ses parents, venus tout exprès de Corse. Je rencontre enfin également mister Ali, animateur de la communauté RunHappy. Ali est un mec en or, d'une extrême gentillesse mais un peu timide ;-) Il a malheureusement été malade pendant sa préparation et se présente donc sans objectif. Luc pour sa part a le même objectif que moi. cependant, nous décidons de partir "chacun pour soi".
Nous entrons dans le sas, échangeons quelques plaisanteries, écoutons le starter chauffer les coureurs. On annonce du vent à Cannes, on sait que ça va bastonner. Par rapport aux sas parisiens, l'effet est impressionnant car on est à quelques mètres seulement de la ligne. D'ailleurs, coup de feu, confettis qui volent, et avant de s'en être rendus compte nous sommes dans la course. Bonne chance à tous, on se voit sur la Croisette.

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La dolce vita

Le premier kilomètre, comme souvent, se fait assez vite et sert à mettre le cardio dans le bain. Ca monte un peu haut, je m'y attendais, c'est comme ça à chaque course. Luc est parti comme une fusée, j'espère qu'il va trouver son rythme rapidement. De mon côté, c'est gros stress. D'abord, comme les ravitaillements sont annoncés avec des gobelets, j'ai décidé d'emporter de l'eau avec une ceinture porte-gourdes. Sauf que du coup elle est positionnée plus bas que d'habitude et m'appuie sur l'estomac. Je finis par la resserrer très bas sur la taille. A ce moment là, je me rends compte que mon chrono s'est arrêté... On vient de passer le premier kilomètre, je le relance rapidement et estime au doigt mouillé qu'il me manque 5 minutes. Pas si grave, oui mais. J'ai programmé un bip aux temps prévus tous les 5 km. Ca sonnera donc de manière erratique, et je passerais les 20 premiers kilomètres à faire des soustractions mentales. Au moins ça occupe.
Je me concentre sur l'allure, j'ai décidé avec Eric de partir légèrement plus vite que l'objectif, autour de 4'33 par kilomètre. En effet, la deuxième moitié de course réserve des difficultés, avec le cap d'Antibes à escalader, les faux-plats de la fin de course et le vent annoncé. Autant avoir un peu de marge. Mon cardio se stabilise à 85% ce qui me convient parfaitement. Il est difficile de trouver des repères ici, il y a des ravitaillements tous les 5 kilomètres, plus de l'eau et des éponges tous les 2.5 intermédiaires. Les gobelets larges en carton sont presque inutilisable, j'essaye quand même pour économiser mon eau mais j'en renverse bien plus que je n'en bois. Par ailleurs, la course est partagée avec les relayeurs, qui font le marathon en duo ou en équipe de 6. Il y a donc régulièrement des arches de relais avec des embranchements, et des coureurs qui passent comme des avions... Bizarre. J'ai quand même le temps cette fois de profiter un peu du paysage, la mer à perte de vue, les palmiers de la croisette... On passe déjà l'aéroport, puis c'est le kilomètre 10 qui arrive, je le passe en 45'20 au chrono officiel. Je suis confiant pour la suite. Je ne devrais pas.

Allegro

Nous passons Cagnes sur Mer, le fameux hippodrome, en entrons dans la zone ou le dessinateur du parcours avait manifestement trop arrosé sa soirée. Ca commence par un détour après avoir franchi l'embouchure du Loup (j'adore le nom de ce petit fleuve, je voulais le placer. Il gagne à être connu). Il manquait probablement 500m au parcours, ou alors le maire de Villeneuve-Loubet a sa maison dans le coin et voulait voir passer les coureurs en restant en pyjama... Ensuite, une belle épingle à cheveu devant la fameuse (et pas très jolie, si vous me demandez) Marina Baie des Anges. Cela me permet de voir Luc, qui doit avoir 1 ou 2 minute d'avance sur moi. Je croise d'ailleurs également Steph et ses parents, merci pour les encouragements ! S'ensuit une boucle qui nous fait passer sur le petit port de plaisance de la Marina et ressortir tout près de l'épingle à cheveux, mais 2 kilomètre plus loin.
Au sortir de la Marina, nous longeons les plages qui vont jusqu'à Antibes et le semi. Cette looooongue et monotone ligne droite, coincée entre galets et voie ferrée, nous fait prendre conscience du vent qui forcit. Instinctivement, les coureurs se regroupent en pelotons pour trouver un peu d'abri. J'atteins finalement l'arche du semi-marathon, le chrono indique 1h35, je vais donc pouvoir gérer la seconde moitié de course tranquillement (Quel gros naïf!).

Marathon-villeneuveloubet

Fortissimo

Arrivée à Antibes, le parcours devient beaucoup plus agréable. Enfin, le paysage. car la course, elle, devient vraiment dure. Nous passons le joli (et bien nommé) "port des milliardaires", traversons le village puis attaquons la montée des remparts. C'est un moment très sympa car il y a beaucoup de monde pour nous encourager après le long désert des plages. La montée des remparts, je le sais, est courte mais casse-pattes. je la prends donc doucement, d'autant que je commence à me sentir patraque. Les jambes vont bien, en revanche mes intestins me font des misères. Je n'y prête pas attention, espérant que ça cesse vite (t'as de l'espoir coco). Les paysages à ce moment sont vraiment magnifiques et font à eux seuls la réputation de ce marathon. Je m'autorise donc à regarder un peu à gauche, tout en restant concentré :-) (message pour le coach).

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Je profite encore un peu, jusqu'au kilomètre 27/28 environ. Là, nous attaquons la fameuse montée de la Garoupe, qui elle aussi fait la réputation du marathon des Alpes Maritimes, mais pour sa difficulté. Ca grimpe assez fort (pour un marathon, hein, amis traileurs) pendant un peu moins de 3 kilomètres. Mon ventre me fait de grosses misères, je ne suis pas très bien. C'est à ce moment qu'un coureur de la team TomTom se retourne et m'interpelle ! C'est Quentin !
Marathon avec Quentin

Cette rencontre impromptue me donne l'occasion de discuter ( "han ! Ca va ? Bof. Han") un peu et me remonte le moral. Je le laisse dans son allure et m'envole vers le sommet. Je rattrape un peu plus haut Luc, qui semble souffrir. Vu son allure au départ, je ne suis pas surpris, le 42 est impitoyable et le mur, parfois, il arrive vite. On reste un moment ensemble et dans la descente, il semble reprendre du poil de la bête. Je lui dis donc de ne pas m'attendre, car de mon côté ce n'est tout simplement plus tenable. Il me semble avoir vu des toilettes sur les plans de la course, mais où ? Au 30 ème ? Je ne sais plus.
(Interlude glamour)
Je ne tergiverse pas longtemps. Dans une épingle, sur la gauche, part le sentier des douanier. Je m'y engage, et quelques mètre plus loin vide mes intestins face à la mer. OK. J'avais pissé dans une bouteille sur les Champs Elysées, je peux bien faire ça. J'ai juste un peu honte pour les promeneurs du coin qui ont du venir se balader par là... Et je me bénis d'avoir pris des mouchoirs dans ma ceinture.
Surprise
(Fin de l'interlude)

Bon, c'était pas glamour mais ça va mieux. Je reprends la route et passe le kilomètre 30, en 2h18. Il me reste 57 minutes pour faire 12 kilomètres. Laaaaarge. Les jambes vont plutôt bien, le cardio est bon, et je vois le meneur d'allure 3h15 derrière. Je reprends espoir, c'est dans mes cordes. Je rattrape Luc un peu plus loin. je vois tout de suite qu'il est en plein des le mur. Le vent de face qui nous accompagnait depuis 20 kilomètres se fait maintenant franchement violent. J'essaye de d'embarquer Luc avec moi : On a de l'avance, on peut lever un peu le pied, il ne reste que, quoi, 10 kilomètres, on va quand même pas lâcher ? Mais je vois qu'il n'est pas bien et je dois le laisser non sans un pincement au coeur. Je me retourne et voit la flamme jaune, dangereusement près. Je reprends mon allure. Je croise Stpeh, qui encourage toujours en hurlant et la préviens que son chéri aura besoin de soutien. Puis je pose mon cerveau. Le Marathon commence maintenant. Il reste 10 kilomètres.

BASTOOOON

Le parcours de ce marathon est un vrai piège. Les derniers kilomètres sont remplis de longs faux plats sur une voie rapide, qui est partiellement ouverte aux voitures. Quand en plus tu galères face à un Mistral déchaîné, ça fait mal. Je m'accroche pendant encore 3 bons kilomètres, juste devant le meneur 3h15 qui m'a repris peu à peu. Vers le 35ème, il me rattrape, mais j'ai ma fierté. Je reste à côté de lui. "Tu es en avance, ou juste dans le tempo?" Il consulte sa montre et m'indique qu'il pense avoir 50 secondes d'avance. Ca me file un coup, je pensais franchement plus. Il a un tempo vraiment rapide, 4'37 pile poil et ça m'inquiète car je lutte face au vent pour me maintenir à hauteur. Le kilomètre 35 me met un coup de bambou sur la tête ! Mon cardio s'est maintenant envolé vers des sommets, et j'ai coupé l'affichage de ma montre pour ne plus le voir. Juste le chrono et les kilomètres. Dans un long faux plat montant, je finis par lâcher le meneur, je ne le reverrai pas. On et au kilomètre 37 et mon mental est au plus bas. Je suis à deux doigts de laisser tomber, car je ne peux plus suivre l'allure. MAIS NON ! On serre les dents. Je suis sûr qu'il se plante dans son allure et que c'est jouable encore.
Le vent est démentiel. Je n'ai jamais lutté comme ça en courant. On passe le kilomètre 40, un virage un droite, et là, je le jure, j'ai cru que je repartais à Nice, emporté par le vent. Sur le petit cap de la Croisette, le Mistral arrive directement de la mer, sans avoir rencontré aucun obstacle. L'effort pour rester debout est à lui seul énorme. Un certain nombre de coureurs, dépités, s'assoient par terre !! Je ne croyais pas ça possible. Ceux qui restent debout hésitent entre éclat de rire nerveux et crise de larmes. Heureusement au bout de 200m on retourne à droite pour attaquer le boulevard de la Croisette. J'essaye de reprendre une allure décente.
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Je consulte ma montre, il me reste environ 4'30" pour aller dans mon objectif. Mais je ne vois pas le kilomètre 41. C'est mort. Et soudain, l'arche au loin ! Mais elle est à moins d'un kilomètre ! C'est jouable ça ! J'ai la force de me caler derrière deux relayeurs qui arrivent comme des boulets de canon, je m'accroche et je sprinte. Je vois un kenyan au loin. Je regarde côté gauche, ou Elodie doit m'attendre. On m'appelle : C'est mon père ! Avec une de mes fille dans les bras ! Puis ma femme, et ma mère, ils sont là, mes filles aussi, ça me galvanise ! Un coucou de la main et je vais bouffer ce kenyan sur la ligne. J'apprendrais le mardi qu'il s'agissait de Wilson Kipketer, monsieur 800m ! Tranquille, comme ça, j'ai battu un champion du monde de 800m. Le genre de surprise que te réserve un marathon quand tu te dépasses.
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Epilogue

Sur la ligne, j'ai a peine la force de lever les bras, je serre les points un pousse un cri de joie et de rage.
20x30-NICA1001.jpeg Je suis obligé de m'assoir quelques minutes juste après les bandes de chronométrage. J'ai à peine vu le chrono final, 3h15 et quelques. Combien de quelques ? Je regarde ma montre, je pense que j'ai manqué l'objectif à quelques dizaines de secondes. Mes filles, ma femme et mes parents sont derrière la grille, elles m'offrent des dessins de félicitation! je ne savais pas du tout qu'elle seraient là, Elodie m'avait fait cette surprise, ça me met directement les larmes aux yeux. Je sors de la zone coureur comme un zombie, la médaille, le sac de Finisher, la collation. Je dois les retrouver. Je serre tout le monde dans mes bras et laisse échapper mes larmes. Elo parvient à accéder au site de la course : 3h14'41" ! Je l'ai fait ! Malgré le vent, l'arrêt forcé, je suis dedans ! Une pensée pour Eric, je lui dois une bonne partie de cette victoire !
Luc, quant à lui, aura franchi le mur et fini son premier marathon, bien qu'en deçà de ses espérances. Bienvenue ! Son récit est à lire ici.
Ali, de son côté, aura combattu et vaincu également, en difficulté, mais il est allé au bout.
Quentin a fini son semi, dans la difficulté aussi mais sans préparation. Et je ne pense pas qu'un seul coureur ait été facile ce dimanche. Bien joué les gars. Moi, je suis avec ma famille. Je suis heureux. C'est quand la prochaine ?
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mercredi 13 novembre 2013

Préparation du Marathon des Alpes Maritimes - Semaine 8

Avant de vous narrer mes aventures de ce dimanche 10 novembre, voici le compte rendu de la huitième et dernière semaine de préparation. Ce sera court.

Lundi : 50 minutes en endurance avec, pour mémoriser, 5 fois 2 minutes à l'allure marathon. 47', 9 km

Mardi : Repos

Mercredi : 30 minutes de footing, puis 3 fois 1000m sur la piste à l'allure marathon et 15' de récup. Un séance pas des plus rassurantes puisque le cardio monte un peu trop haut, mais je m'étais beaucoup couvert (ben oui, pas spécialement envie de débarquer à Cannes avec une angine). 57', 11 km.

Jeudi : Déjeuner de mise au point avec le coach. Le soir, train pour Toulon. Début du Malto. Wow, la pression monte :-)

Vendredi : Bon gros repos, Malto, pâtes, revue du parcours, 28 vérifications de la météo, le vent se confirme. Combat à prévoir.

Samedi : Encore du repos, départ en voiture pour Nice avec Elodie, récupération du dossard, dîner chez des potes. Encore des pâtes bien sur, mais avec un peu de sauce, quelques biscuits apéro, un couchage un peu tardif... Qui sait, cela aura peut-être une influence... :-)

Dimanche : 3 fois rien, 42.195 kilomètres le long de la côte. Spoiler, en moins de 3h15. La suite au prochain billet :-)

Bilan : Un semaine à faire du jus, à mémoriser l'allure et à rentrer dans la course. J'ai supprimé la dernière séance, car contrairement à mon premier marathon, je ne ressens pas le besoin d'aller me rassurer. Je suis aussi prêt qu'on peut l'être. LE reste sera entre ce marathon et moi. A bientôt :-)

samedi 2 novembre 2013

Préparation du Marathon des Alpes Maritimes - Semaine 7

Il est temps avec cette septième semaine de consolider les acquis: entretenir la forme, accumuler encore quelques kilomètres, mémoriser l'allure, tout ça sans trop tirer sur les réserves. Une semaine donc en douceur.

Lundi : Repos

Mardi : Une belle petite séance, presque une sortie longue, 30 minutes d'échauffement puis 2 fois 30 minutes à allure marathon, puis retour au calme. De plus cette séance se passe au parc Suzanne Lenglen qui est chouette mais oblige à relancer régulièrement. Au final 22 kilomètres en 1h47.

Mercredi : 1h10 d'endurance au petit matin. Vive les week-end rallongés :-) 13.7 kilomètres.

Jeudi : Repos

Vendredi : 1h05 d'endurance avec 2 fois 2 kilomètres à allure marathon. A noter la déception, puisque je compatis faire des 4000m sur le stade, mais que le gardien dudit stade a du oublier de se lever en ce jour férié. pourtant, un panneau annonçait fièrement les heures d'ouverture pour les deux jours fériés de novembre. Cardio maitrisé, cette allure marathon commence à devenir ma référence, ça fait du bien. 10.8 kilomètres

Samedi : Dernière sortie "longue" avec 1h45 dont 2 fois 15 minutes à allure marathon. J'ai maintenant bien mémorisé cette allure et la fréquence cardiaque associée, avec un petite marge pour ne pas être à la limite le jour J. cette séance m'a paru plutôt lassante sur la fin, il est temps de passer aux choses sérieuses. 20 kilomètres au compteur.

Bilan : Une semaine tout en allure et endurance, en diminuant la distance et sans intensité. 5h47 pour 66 kilomètres. C'est maintenant l'heure de la roue libre vers la compétition. J'ai vraiment hâte d'y être et d'en découdre !

Bilan semaine 7

mardi 29 octobre 2013

Préparation du Marathon des Alpes Maritimes - Semaine 6

Après une très grosse 5ème semaine, j'étais content d'être passé à celle-ci. On entre dans une phase du plan un peu moins intense, on décélère gentiment vers le marathon. Une semaine donc simple et classique, toujours "chargée" en distance mais on diminue l'intensité.

Lundi : Repos

Mardi : 30' footing puis 2x15' à allure marathon, et 15' de récup. En théorie, une séance assez tranquille, pour reprendre le rytme. Dans la pratique, que ce fût dur ! Un virus a eu raison de ma nuit précédente et je n'étais pas en grande forme. Bilan un cardio bien trop haut, une grosse difficulté à tenir la cadence et un moral dans les chaussettes. A oublier. Récupération à la sporténine et beaucoup d'eau. Un peu moins de 15 kilomètres en 1h19

Mercedi : Repos

Jeudi : Séance avec le coach Eric. Bien sympa de ne pas être seul, l'occasion de faire le point sur la préparation, de discuter en allant au stade, et de se faire superviser cette séance plutot sympa : 30' echauffement, puis 3 fois 5x400 autour de l'AS10 (donc 4'20 à 3'50 au kilomètre), et 15' de récup. Une séance avec intensité relative, qui nécessite de rester concentré sur son allure et les distances. Elle se passe très bien, la méforme du mardi semble bien loin. Ca me remonte bien le moral avant d'attaquer un dernier week-end chargé. Ca sent bon la dernière ligne droite vers le Marathon :-) 18 km pour 1h34.

Vendredi : Repos. A noter la super nouvelle de la semaine : J'ai gagné au concours organisé par TomTom France et serait donc dans leur team pour le marathon, ainsi que Quentin ! FLorian, le CM de TomTom, est super sympa qui plus est ! Ca va donc pimenter un peu ma course, et me permettre de découvrir la montre TomTom Runner. Test à venir :-)

Samedi : 1h20 de footing. Très tranquille et très agréable. 14.4 km.

Dimanche : Dernière sortie longue avant l'objectif. 2h15 dont 4 fois 20' à l'allure marathon (dans la pratique, 2 fois l'allure cible de 4'37, puis 2 fois 4'30 pour voir si je peux avoir un peu de marge). Malgré un vent à décorner les boeufs et une chouette petite averse, la sortie se passe plutôt bien. Le cardio reste raisonnable à 4'30, ce qui me permettra d'attaquer la course légèrement plus vite pour avoir une petite marge de secondes et éviter d'être à la limite. 27.6 km.

Bilan : Une bonne semaine de décélération. 75 kilomètres quand même. C'est maintenant la dernière ligne droite avec 2 semaines pour bien mémoriser l'allure et entretenir la machine ! HOP HOP HOP !

Bilan S6

vendredi 25 octobre 2013

Geekeries... Quel matériel pour suivre et gérer mes entrainement ?

Voici un billet pour inaugurer la section "Matériel".
Franchement, je suis un peu geek sur les bords, j'adore avoir du matériel électronique sympa. Mais soyons clair d'emblée, tous ces trucs restent un plaisir qui accompagne la course et en aucun cas des outils nécessaires à un bon entrainement. Avant donc d'entrer dans le détail de ce que j'utilise je voudrais indiquer le matériel que j'estime vraiment nécessaire pour suivre un plan de préparation, pour un marathon par exemple.

  • Une montre. Mieux, un chronomètre qui compte les tours.
  • Une piste de longueur connue. Le plus simple, et le plus répandu, une piste de 400m (Attention aux contrefaçons de 350m, hein Emile Anthoine ?)

C'est tout.

On peut utilement ajouter un cardio-fréquencemètre, pour ne pas se mettre dans le rouge et contrôler que les allures sont adaptées.

Evidemment, en geek qui se respecte, je n'utilise pas que ça pour mes entraînements. Voici donc le détail et l'historique de mon équipement.

J'ai commencé par courir uniquement avec des applications. En effet, le raisonnement était le suivant : J'ai déjà acheté un iPhone, je cours avec pour écouter la musique (et avoir un téléphone en cas de pépin), donc pourquoi racheter une montre si je peux tout faire avec ?
Il existe sur l'App Store (et je pense que c'est pareil sur l'Android Market) des dizaines d'applications de running. J'ai commencé pour ma part avec Runtastic. L'interface était très sympa, en français, l'application faisait de jolies cartes et permettait de retrouver toutes ses courses sur le site internet.
Pour retrouver mes information de cardio sur l'iphone, j'ai acquis un petit jouet qui permet à l'iPhone de recevoir des informations d'équipements ANT+ : la Wahoo Key. Avec ce truc, tout matériel ANT+ se retrouve utilisable sur l'iPhone. J'ai ajouté la ceinture ANT+ cardio de chez décathlon, et me voila équipé, pour un investissement plutôt raisonable, de l'équivalent des meilleurs montres GPS du marché.

Mais assez vite un gros manque s'est fait sentir : Pour faire des fractionnés à une allure donnée, la précision du GPS n'est absolument pas suffisante. De plus, dans ces conditions l'utilisation de l'iPhone n'est vraiment pas idéale (difficile de lire l'écran en courant, pas simple d'appuyer sur les boutons pour changer de tour etc.). J'ai donc décidé de réinvestir dans une montre. Délaissant les montres GPS pour les raisons précéndentes, j'ai acquis la toute simple mais très pratique Geonaute OnMiles 500.. Vendue avec un footpod qui permet de mesurer la vitesse, la cadence, et la distance, de plus compatible avec la ceinture que j'avais déjà. Cerise sur le gâteau, le signal émis par la ceinture et le footpod peut être capté en même temps par la montre et par l'iPhone. Il est très facile de programmer les fractionnés sur la montre, de travailler ee se concentrant uniquement sur les tours. Pendant ce temps, l'application enregistre tout pour analyse ultérieure. Petit bémol, j'ai du changer d'application : En effet, Runtastic, pour des raisons qui me semblent incompréhensibles, se concentre sur les fonctionnalités "réseau sociaux" et laisse de côté la gestion des équipements. De ce fait, le footpod n’est pas compatible et prive l'utilisateur d'informations essentielles. Je suis donc passé sur l'application iSMoothRun qui est parfaitement compatible, et qui permet d'exporter sur différents sites, dont la référence Garmin connect et le plus fun Nike+.
Synthèse de mon équipement pendant des années :

  • Capteurs : Footpod + ceinture cardio ANT+
  • Montre Cardio OnMiles 500
  • iSmoothRun sur iPhone, connecté grâce à la clé Wahoo
  • Analyse sur Garmin Connect
  • Partage pour le fun sur Nike+

ceinturecardio.jpg footpod.jpg ismoothrun.jpg

Tout ceci allait bien, mais j'ai fini par changer mon iPhone contre un récent 5S. Et là ce fut le drame : Connectique différente, donc plus de clé Wahoo. l'iPhone comme les autres marques misent sur le bluetooth smart pour la connexion sans fil. Sauf que moi je n'avais pas trop envie de changer tous mes capteurs éprouvés, ni ma montre. J'ai donc découvert, dans un recoin du web, un produit miracle : la ceinture viiiiva. Et là je me dis : "Pourquoi personne d'autre n'y a pensé, et pourquoi ne se vend-elle pas en France ?" Cette ceinture communique indifféremment en ANT+ et en Bluetooth SMART, ce qui est déjà cool, mais elle fait encore mieux : Elle relaye les capteurs ANT+ vers les récepteurs bluetooth et réciproquement. Je l'ai donc acquise (aux USA directement, malheureusement), à un prix plutôt abordable (79$ quand même). Et miraculeusement, mon footpod et ma ceinture communiquent à la fois vers ma montre et vers iSmoothRun. Happy le Ti_Tom ! Je ferais prochainement un descriptif complet de la bête.
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Pour être complet, une promo super récente m'a fait craquer sur la montre Suunto Ambit, qui est vraiment sympa à porter tous les jours, gère mes capteurs ANT+, et est Trail-ready ce qui m'ira bien pour mes prochaines aventures. Elle a donc remplacé à mon poignet la OnMiles. Seul reproche : la gestion des fractionnés est très compliquée. Dommage. C'est d'ailleurs un fait que je ne m'explique pas : Sorti de Polar et Garmin, tous les constructeurs semblent se désintéresser des coureurs qui veulent faire des fractionnés précis. dommage, car cette fonctionnalité ne me semble pas très complexe à intégrer et est extrêmement pratique, comme sur la décathlon d'entrée de gamme qui fait ça très bien.

lundi 21 octobre 2013

Préparation du Marathon des Alpes Maritimes - Semaine 5

Hum, que faire après un 20 kilomètres ? Une semaine de récupération ? Mouahahaha ! Ce serait bien vite oublier l’échéance, la seule, la vraie. Le Marathon des Alpes Maritimes, c'est dans moins d'un mois coco. Alors au boulot.
Je proposais "semaine de la mort" comme titre, mais comme me l'a fait remarquer Eric : Une semaine structurante. Une semaine charnière. Mais pas de charnier prévu. Ça reste à démontrer.

Lundi : Repos. Bin oui quand même un peu.

Mardi : 30 minutes d'échauffement très progressif. Puis une belle séance de 3 x 3000m de 4'20 à 4'10 au kilomètre, ça décrasse. on finit comme d’habitude par 15 minutes de retour au calme. Je paye un peu la fatigue du week-end, pic de cardio à 93%. Total : 1h28, 18 kilomètres.

Mercredi : Repos

Jeudi :The big séance ! Echauffement de 30 minutes, puis, ouille, 2 fois 10 x 500m, de 4' à 3'40 au kilomètre (soit, avec les récups en courant, 16km d'effort) et 15 minutes de retour au calme. La séance a été très dure, les 3/4 dernières répétitions faite uniquement au mental, avec des récupérations en mode tenter de rester debout; les dernières séances ont fait monter le palpitant dans ses derniers retranchements, à 95% FCM. J'ai fini par deux tours pieds nus pour récupérer et baisser le cardio, avant de rentrer tranquillement. Au final, une séance qui te met vraiment la tête dedans et permet de se mettre vraiment minable. il parait que ça construit aussi le mental :-) Total : 1h51, 22 kilomètres.
S5 E2

Vendredi : Repos. Ouf.

Samedi : Footing en mode tranquille. 75% max. TRès sage, 1h20 pour 14.5 kilomètres. J'en suis ressorti ressourcé.

Dimanche : Désolé, pas de photo ! La préparation, c’est physique, bien sûr : monter en volume, gagner en vitesse, connaître ses limites. Mais le travail mental, franchement, c’est le pire.
6h30 : Sonnerie du réveil. Tout le monde dort. Il fait nuit. Tu sais que tu dois partir pour 2h30 de course, dont 1h30 à l'allure marathon, ça va faire mal. Puis il bruine. Et t'as pas envie, t'sais ? Bref.
Tu mets une basket dehors. Il pleuviote. A Peine. Un k-way, ce sera quand même bien non ? Bah, non, la flemme de remonter, puis ça va se lever c'est iPhone qui l'a dit. 15 minutes de course tranquille pour se dérouiller. Ça se lève pas, là ? Ni le temps, ni le jour. Il fait toujours nuit et il pleut de plus en plus.
C'est parti pour 30 minutes à allure marathon. Il tombe des cordes. Ça glisse. C’est plein de boue. Y'a pas un chat dans le bois de Boulogne. Qu'est-ce-que je fous là, bordel ? En plus y'a une côte, le cardio s'emballe à 88%. Merde, je cours trop vite. Pas bon ça. on se calme et on redescend à la bonne allure. Ca va mieux. Première récupération, 5' tranquille. Quelques coureurs commencent à arriver, des courageux qui ont osé braver le temps. Enfin, ils sont pas stupides, eux, ils ont pris des vestes de pluie.
Deuxième série, c'est nettement mieux. Il tombe toujours des trombes d'eau, mais le moral est bon : Je tiens mon allure marathon (et même un chouilla plus vite), je maîtrise mon cardio, j'ai un mental de champion, je vais pulvériser ce marathon. récup, 5'.
Merde ! Il en reste une. Et là, la pluie se déchaîne comme jamais. je cherche plus ou moins l'abri des arbres mais au prix d'un terrain franchement boueux. J'ai pas signé pour un trail moi ! Et ça fait presque 2 heures que je cours, y'en a marre. Faut que ça cesse. Ça finit par cesser. le cardio est resté sage, l'allure excellente. Haha ! Le moral remonte. D'ailleurs, pour le cool down, la pluie s’arrête. Il est 9h45. Passage par la boulangerie, ramener les croissants pour tout le monde. Et se sécher et se reposer enfin.

Bilan semaine 5

Bilan : Une belle semaine de récupération quand même. 85 kilomètres pour 7h d'entrainement, allure moyenne de 5.02 minutes au kilomètre. J'ai fini la séance la plus longue du plan. La semaine la plus dure. J'en ai bavé, c’est clair. Ça tire dans les mollets et les quadriceps lundi matin. Mais je sens que j'ai passé le bon cap. Je suis en forme, j'ai accumulé les bornes, il me reste 3 semaines pour répéter l'allure et garder le cap. Marathon 06, à nous deux !

mercredi 16 octobre 2013

Préparation du Marathon des Alpes Maritimes - Semaine 3

Dans la préparation en 8 semaines, la semaine 3 est traditionnellement "chargée", et la mienne ne faisait pas exception sur ce point. Sauf qu'il y a parfois des impondérables, et cette fois-ci ça s'est présenté sous la forme d'un salon professionnel, du mercredi au samedi. Pour ceux qui connaissant, ça s'appelle "les Assises de la Sécurité". Oui, ça ne fait pas super sexy dit comme ça, cependant un petit paramètre vient tout changer : Ces Assises se tiennent à Monaco, et si le programme des journées est très professionnel, les soirées cocktail dans les palaces monégasques ne sont pas super propices à une préparation au marathon.

Dure soirée boulot

Néanmoins, n'écoutant que mon courage (et les conseils de mon coach), je suis parvenu à maintenir une activité correcte, au prix de levers forts matinaux. Je vous rassure tout de suite, il y avait des compensations :-)
C'est parti.

Lundi : Repos :-)

Mardi (Paris) : 30 minutes de footing, puis 4x1500m, puis 15 minutes de retour au calme. Autant le dire, je n'aime pas les séries de 1500. C'est trop long ou trop court. Et là j'étais pas en forme, donc séance vraiment moyenne. Ca fait quand même 15.5 kilomètres.

Mercredi : Repos (et raviolis) :-)

Jeudi : Première très belle séance à Monaco. Je devais donc faire 30 minutes de footing, puis un 5000m à plat et à allure marathon, puis 15 minutes de retour au calme. Bon le problème de Monaco, c'est que le plat il faut bien le chercher. La seule piste d'athlétisme du coin est celle du stade Louis 2. Malheureusement, une fois contacté, on m'a signifié que, bon, faut pas déconner, c'est une piste pour les meetings internationaux et pas pour les guignols qui voudraient s’entraîner. Que par contre, moyennant 10€, je peux aller visiter les vestiaires. Donc non merci, et après étude des environs, je me décide à partir vers l'Italie, direction Menton, le bord de mer est plat là-bas. Le début du parcours est un peu trop vallonné, mais joli et cela permet de faire de chouettes photos.
Plan Sortie jeudi Monaco
Vue de la sortie du jeudi
Au final, le 5000 est bien tenu, en restant autour de 85% FCM ce qui est plutôt cool, malgré des conditions pas optimales d'échauffement, et un total de 16 km

Vendredi : Footing d'une heure très matinal, qui s'est transformé en visite touristique. Toujours bien vallonné mais ça fait des kilomètres !

Sortie vendredi panorama
Vue de l’hôtel au lever du jour

Samedi : Très belle sortie longue. Au menu, ballade sur le sentier des douaniers du cap Martin, la promenade Le Corbusier. Parcours vallonné et technique et offrant des panoramas splendides. Puis 3x15 minutes à allure marathon le long des plages et du port rempli de yachts, et 15 minutes de retour au calme.

Panorama depuis le Cap Martin
Un total de 21 kilomètres en ce samedi, portant la semaine à plus de 60 kilomètres cumulés. Pas si mal dans ces conditions :-) D'autant que j'ai eu accès à des équipements de récupération de pointe, comme cette piscine et son jaccuzi ;-)

Après l'effort, le réconfort

Bilan de la semaine : J'ai pu courir dans de très bonnes conditions, sortant vraiment de l'ordinaire. Ceci n'étant en rien gâché par les facilités offertes dans les palaces, et compensant les quelques inévitables verres de vin avalés. Une longue semaine néanmoins, malgré la belle vie méditerranéenne, on est content de retrouver son chez-soi !

mardi 15 octobre 2013

Préparation du Marathon des Alpes Maritimes - Semaine 4

La semaine 4 a été pas mal modifiée, pour deux raisons :

  1. La semaine 3 a été... particulière. J'y reviendrais dans un prochain billet.
  2. Le dimanche c'était les 20 kilomètres de Paris :-)

Du coup, ça nous a donné ça :
Lundi : Repos :-)

Mardi : YASSO ! Quelques explications : Le YASSO est un test assez célèbre et qui peut paraître miraculeux. Il tire son nom d'un marathonien qui a couru sur tous les continents, Bart Yasso. Ce monsieur a découvert, à force d’entraînements et d'observations, une caractéristiques bizarre lui permettant de "deviner" son état de forme et son temps au prochain Marathon ! Le test s'effectue de la manière suivante : On court 10x800m, assez vite mais pas trop pour être régulier (et on limite la récupération pour ne pas être tenté d'aller trop vite). On mesure son temps (en minutes) sur les 800m. Et ça donne le temps au marathon (en heures). Fabulous, isn't it ? Exemple : Si Mr Michu fait 4'10 sur ses 800m, il courra le marathon en 4h10. Je vous laisse chercher dans google plus d'informations sur ce test et ses variantes, ainsi que toutes les controverses qui s'ensuivent (en effet, beaucoup pensent que se focaliser sur les résultats aux 800m produit des effets néfastes sur l'entrainement. On peut les comprendre. Le test doit donc être un indicateur parmi d'autres et surement pas un objectif. Sinon, on ne courrait plus de marathons, juste des 800m.)
Toujours est-il que mardi, j'ai fait mon YASSO à moi, 10x800m après un échauffement usuel de 30' et suivi d'un retour au calme de 15'. Bilan : Avec des 800 entre 3'15 et 3'05, le test est assez réconfortant sur l'avancée du plan :-) et une sortie de 17 km quand même :-) Allure YASSO
Mercredi : Repos

Jeudi : 1h de footing en endurance

Vendredi : 30' footing, puis 2x5' en "vite lent vite", c'est à dire 30" à fond puis 30" lent mais pas trop et 15' de retour au calme (et à la maison). Une séance assez ubuesque, avec un retour du village des 20km pour la première partie, et les séries sur un stade occupé par des collégiens...
Samedi : Repos

Dimanche : 20 kilomètres de Paris - Mais attention, pas à fond, pas comme un con, en mode préparation : L'idée était 5 km à allure marathon (4'37 au kilomètre), 10 kilomètres à allure "Marathon +marge" (4'30 au kilomètre) et 5 derniers en mode "je bats mon RP" :-) Pas trop mal réalisé je pense. Avec le soleil en prime.

Bilan de la semaine : Presque 60 kilomètres, du plaisir et une bonne confiance dans mon état de forme. Good :-)

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